FORUM DE LA MARCHE NORDIQUE DE L' EAPE 76

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    Marche nordique : Et si on courait avec des bâtons !

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    BUSSCHAERT JOCELYNE

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    Re: Marche nordique : Et si on courait avec des bâtons !

    Message par BUSSCHAERT JOCELYNE le Jeu 25 Fév - 21:34

    Merci Patrice pour tous ces articles
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    Duboc Patrice

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    Marche nordique : Et si on courait avec des bâtons !

    Message par Duboc Patrice le Mar 9 Fév - 15:15



    Témoignage et expérience d'une pratiquante de course à pied qui découvre aussi la marche nordique




    Marche nordique : Et si on courait avec des bâtons !


    Soucieuse de ménager son genou convalescent, Sabrina poursuit sa quête de sports limitant les pressions articulaires. Après l’expérience natation, elle raconte ici sa découverte de la marche nordique.

    Comme tous les runners, je suis pleine d’idées reçues. Dans mon esprit, la marche nordique était un sport de vieux. En même temps, je m’oblige à n’ignorer aucun sport individuel – surtout lorsque celui-ci se vante de protéger les articulations. Récemment, je suis tombée sur une vidéo. On y voyait des pratiquants courir et bondir comme des cabris grâce à leurs bâtons. D’où la décision d’expérimenter la discipline à l’occasion d’un petit stage de formation.

    Comme son nom l’indique, La marche nordique est un sport venu du froid : la Finlande. A l’origine, les compétiteurs de ski nordique pratiquaient cette activité durant l’été pour maintenir leur niveau d’entraînement. Aujourd’hui, un cinquième ou presque de la population finlandaise pratique la marche nordique, sport également très populaire en Suède, en Norvège, Allemagne, Autriche et Suisse.



    La France fait partie des nouveaux venus dans cette discipline. La naissance de la Fédération de Nordic Walking remonte à 2000 seulement. Plus récemment, la Fédération Française d’Athlétisme, voyant dans ce sport un moyen de s’ouvrir à un public plus large et moins axé sur la performance, a formé ses coachs athlé santé à la discipline. En conséquence les sentiers habituellement foulés par nos Runnings sont désormais à partager avec les marcheurs nordiques.

    Revenons à ma formation. Première constatation : avec mes 42 ans, j’étais la plus jeune recrue du stage. Mon idée reçue n’était donc pas erronée. Quel que soit l’âge du pratiquant, la marche nordique reste pourtant bien plus complète que le running : entre 80 et 90 % de sollicitation musculaire suivant l’intensité de la pratique – et une consommation énergétique équivalente à un footing de 9/10km/h.

    Encore faut il savoir se servir des bâtons…

    Le mouvement des bras en marche nordique s’apparente à celui d’un skieur de fond : le corps est aligné mais dirigé vers l’avant, la poussée se fait vers l’arrière avec les bras. Toute la subtilité du mouvement consiste donc à ne pas plier les bras en avant du buste et à se servir de ses épaules pour lancer le bras en arrière au-delà de la fesse afin de planter loin le bâton et obtenir une solide poussée. Ironie du sort, lorsque l’on marche dans la rue à bonne allure, le mouvement est naturellement celui de la marche nordique. Mais, avec les bâtons, le naturel se perd, et même  l’avancée du bras et de la jambe opposés n’est plus évidente.

    Autre détail important :

    le « nordic stick » a une poignée que l’on ne doit pas tenir. La main lâche la poignée en fin de poussée, grâce au gantelet qui y est accroché. Si on la tient, la pointe du bâton ne se plante pas et la poussée ne peut se faire correctement.

    Malgré mes efforts, je cherchais toujours (au troisième jour de ma formation) le mouvement parfait, tandis que mes triceps et dorsaux criaient grâce. J’avais beau pousser les bras vers l’arrière, ceux-ci n’allaient guère plus loin que ma fesse. Et quand fugitivement je l’obtenais, sur quelques dizaines de mètres,  j’avais alors l’attitude coincée d’une candidate au titre de miss France ! Du coup, le planté de bâton, comme dans les Bronzés, en devenait ma bête noire…

    Vint le quatrième jour et l’apprentissage du sauter d’obstacles : petits murets, puis murets plus conséquents, rondins, rochers, flaques d’eau… En s’appuyant sur les bâtons tenus dans le prolongement des mains – bras tendus et coudes serrés -, il est possible de réaliser de jolis sauts. Je Le côté ludique de la marche nordique se révélait enfin !

    Mes conclusions au terme de cette formation :

    1  Il n’existe aucun sport idéal, si l’on ne varie pas les activités, et mes courbatures me susurrent que la  tendinite est possible en  Nordic Walking comme dans tout sport pratiqué sans progressivité. L’apprentissage technique doit donc se faire patiemment pour ménager bras et épaules.

    2 Cette discipline est un parfait palliatif  à la course à pied. Peu contraignante au niveau articulaire (je n’ai pas senti mon genou de toute la formation), idéale pour garder une activité de plein air lors de blessures, avec une dépense énergétique similaire si on  y met de l’intensité – même si le manque de technique limite le travail cardiovasculaire lors de l’apprentissage.

    3 La marche nordique sollicite le corps entier. Et cela franchement change du running et des silhouettes aux bustes étiolés par les kilomètres. J’y vois par ailleurs un encouragement à réaliser un travail de gainage, de renforcement des fessiers et ischio-jambiers, de posture et d’alignement extrêmement positif pour le runner.

    4  Point intéressant pour les runneuses enceintes : la marche nordique peut être pratiquée jusqu’au 8ème mois, puisque les bâtons limitent impacts et les vibrations (ils existe d’ailleurs des cours de marche nordique prénatale). La course nordique est donc au final un excellent relais cardio-vasculaire à la course à pied dès le deuxième trimestre de grossesse.  Runners, runneuses,  à vos bâtons !

    Sabrina Cressend

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